Des biologistes parviennent à croiser une espèce de sapin des Hautes-Vosges avec du cannabis. Depuis 2 ans, ils en auraient déjà replanté 19 hectares.

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SCIENCES – L’information aurait pu passer inaperçue. Une équipe de jeunes biologistes « en herbe » est parvenue à croiser une espèce de sapin des hautes-Vosges avec du cannabis. Depuis 2 ans, ils en auraient déjà replanté 19 hectares.

C’est à la Cannabis Cup 2014, compétition internationale sur le thème du chanvre récréatif, que notre envoyé spécial a rencontré un jeune français derrière son stand, Adam F., originaire de Lorraine, dont nous tairons même le département autant les risques qu’il encourt en France sont grands, la législation française n’autorisant évidemment pas les faits qui vont être relatés dans la suite de cet article.

Participant à la compétition dans la catégorie « recherche et développement (100% Bio) », le cultivateur en herbe âgé de 23 ans y  présentait fièrement le produit de ses 5 années de recherches : la »Jonkie Skunk ». De jeunes pousses de sapin en apparence classiques (des pectinés Albies alba) dans un bocal à conserves mais qui en fait sont des « têtes », sommités fleuries des plantes de cannabis, utilisables à des fins médicinales ou récréatives. Un nouveau produit qui a suscité évidement l’intérêt tout particulier du publique néerlandophone présent en masse à cet événement. Les premières dégustations réalisées autour du stand d’Adam semblaient confirmer l’excellente qualité de son nouveau produit.

L’espèce originale de cannabis retenue pour ce croisement a été l’Edelweiss, puisque déjà cultivée (légalement) dans le Canton du Tessin en Suisse en hautes altitudes. Résistant aux grands froids des pays nordiques et des hautes montagnes, ce croisement génétique a également l’intérêt de fleurir naturellement et annuellement durant sa longue vie et sa croissance de sapin classique, à savoir 500 ans et jusqu’à 30 mètres de haut… si vous avez la main verte !

« La production par sapin étant exponentielle d’année en année, le rendement est assez impressionnant à partir de la 2e année. » nous a confié son inventeur qui a pu expérimenter ses plantations dans l’Hexagone. Naturellement disséminées sur une zone qu’il estime à environ 19 hectares, dans un milieu naturel classique puisque d’apparence normal, ce sapin transgénique ressemble à tous ses congénères sapins voisins et plus spécifiquement à ceux du massif des Hautes Vosges qui a donc été choisi comme terrain d’expérimentation.

Problème : la culture, l’usage et la promotion du cannabis sont strictement interdits sur tout le territoire français et Dom Tom, passibles de peines d’emprisonnement et d’importantes amendes. Alors est-ce que « la cime sera presque parfaite » ? Conscient de ses actes et responsable puisque majeur, notre biologiste en herbe et autres sapins magiques ne craint en fait qu’une chose : l’absorption par erreur des jeunes pousses par des randonneurs qui pourraient les récolter par mégarde pour faire des « verrines » de confitures de sapin, la recette originale étant reconnue comme excellente pour apaiser les maux de gorges en hiver et trône dans chaque bonne armoire lorraine qui se respecte. Il est possible également que des chevreuils, présents en nombre dans le massif vosgien, raffolant des jeunes pousses de sapins, soient intoxiqués par cette culture d’un nouveau genre.

Des mesures de protection ont été mises en place. Une demande d’autorisation de mise sur le marché à des fins thérapeutiques est également envisagée en France par Adam F. « C’est ma façon à moi de promouvoir les Vosges ».

Jeff, envoyé spécial pour la Rédaction

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